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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 00:51
 
Attention, j’assume totalement la maternité des réflexions raz les pâquerettes de ce billet…
 
Il y a quelques jours, un animateur radio pose une question à son invité   - Vous êtes un véritable épicurien, vous aimez la vie et tout ce qu’elle offre de beau …
-         Oui, lui répond l’autre empaffé, j’ai toujours aimé le bon vin, les belles bagnoles et … les belles femmes.
Cette phrase mérite que l’on s’y attarde quelques instants. Car c’est bien connu que les femmes sont des éléments au même titre que les autres éléments sus-cités, destinées à être consommées, telle le vin d’une bonne cuvée. D’ailleurs à ce propos, vous noterez que leur valeur est inversement proportionnelle à celle du vin en fonction des années qu’elles prennent.
 
Donc je résume. Dans l’esprit de certains hommes, il y a deux catégories de femmes : les belles et les autres. Les belles sont des boutons de manchette que ces messieurs épinglent à leur bras pour afficher leur hédonisme et les autres sont celles que les autres hommes épousent faute d’utérus porteur, pour leur fabriquer des enfants et une maison bien propre et accessoirement combler leurs désirs sexuels quelques soirs par mois. Puisque apparemment et selon les très sérieux sondages, l’amant Français n’a de sulfureux que sa réputation …
 
Vous allez me dire, voilà un raccourci d’une vieille fille aigrie. Que nenni, permettez moi de vous détromper. Je suis ni l’une ni l’autre. Mais la phrase du débile dont je respecterai l’anonymat a éveillé en moi une autre réflexion :
 
Et nous que pensons nous des hommes ?
 
Quelques magazines féminins s’aventurent timidement sur ce terrain mais ils sont encore trop rares et trop politiquement corrects pour oser dire des choses aussi grotesques que le néanderthalien ci-dessus. N’ayant aucune limite, je m’en vais donner mon avis, et je serais absolument ravie d’avoir le votre sur la question…
 
Ce que je pense des hommes en général ? Pas grand-chose car après tout ce sont des êtres humains comme les autres… Cependant, quitte à me faire huer, je vais donner mon avis sur un échantillon limité que sont les hommes de notre entourage…
 
L’homme sexy par définition, c’est … mon mec. Je le trouve beau, intelligent, marrant. Outre qu’il est un papa idéal pour Fiston et Petite Fille, c’est aussi un homme qui me regarde depuis douze ans avec la même lueur d’amour dans les yeux. C’est un artiste qui a le sens des responsabilités et il me fait toujours autant rire (après l’indétrônable Jean-Claude Van Damme bien sûr).
 
Les autres aussi ne sont pas mal… dans leur genre. Il y’en a qui ne sont pas forcément beaux, au sens classique du mot, mais que je trouve super sexy. Et qui sont-ils, me direz-vous ? Et bien je ne citerais aucun nom (ou alors faudra me payer très cher), mais j’aime ces hommes séduisants dans le sens le plus délicat du terme. Ces hommes fabuleux qui respectent considérablement les femmes. Ces hommes qui savent qu’ils ne sont pas trop mal mais qui n’en abusent pas. Ces hommes qui vous séduisent en vous trouvant belle, sans indécence et qui n’en sont pas moins amoureux de leur femme. J’aime l’idée que mon mec ne soit pas aveugle, qu’il voit qu’il existe d’autres femmes, mais que cela n’éveille aucune velléité concupiscente en lui. Je craque émotionnellement pour ces hommes qui savent rendre leur femme unique, exceptionnelle. Ces hommes là sont fidèles et je trouve cela beau. Sexy. Ils sont irrésistibles ces hommes là. Ce sont eux les vrais épicuriens.
 
Alors forcément je me sens bien minable (même si le message ne m’est pas adressé puisqu’il parle de belles femmes), lorsqu’un type de son acabit ouvre sa bouche que je devine à l’haleine méphitique, pour sortir une telle ineptie, qui ravale la femme à l’état brut de chose. J’ai bien envie que quelqu’un lui rabatte le clapet, mais souvent ces pithécanthropes sont entourés de béotiens du même type, qui rient grassement de ces remarques outrageusement irrespectueuses, indignes de notre civilisation d’Homo Sapiens sapiens.
 
En conclusion et par pitié Messieurs, si on vous demande ce que vous aimez dans la vie, ne résumez pas les merveilleuses femmes à de vulgaires objets de marchandage. Nous vous en serons reconnaissantes, nous les femmes.
 
Parce que vous le valez bien.
Par La Chieuse - Publié dans : Philosophons
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 02:03

Pour la quatrième année consécutive, me voilà armée d’une invitation nominative à l’inauguration du salon du livre.

 

Je m’étais pourtant jurée de ne plus jamais remettre les pieds dans cette caricature d’un monde pseudo intellectuel regroupant tout ce que Paris contient de pique-assiette venu se laper une coupe de champe et trois petits-fours Lenôtre aux frais de la princesse Edition.

 

Sauf que cette année l’invitation émanait d’une prestigieuse maison d’édition, doublée d’une autre invitation orale d’un confrèro-ami, que je ne pouvais refuser. Aussi me voilà en ce jeudi 13 mars 2008 douchée, pomponnée, récurée, maquillée et habillée soft pour aller à cette soirée inaugurale.

 

J’aurais dû me méfier de mon fameux sixième sens… Mais lisez plutôt…

 

Pour commencer… Je décide de cuisiner des pâtes au saumon pour ma progéniture. Or qui dit pâtes au saumon, dit : faire revenir des oignons dans une poêle, huilée de préférence. Avez-vous déjà senti l’odeur de graillon provenant d’oignons émincés frits ? Non ? Alors je vous invite à aller renifler au dessus de la casserole et on reprend la conversation après. Ayé ? Vous avez à présent une vague idée de la délicieuse odeur de la marmitone de la cantine de la maison d’arrêt de Fresnes que je dégage.  Donc me revoili revenue à la case départ. Changement ultra rapide de vêtements, y compris des sous vêtements eu égard à la fragrance graisseuse qui s’échappe de mon 90C à chacun de mes mouvements respiratoires.

 

Petit sprint jusque chez ma libraire préférée Livres Première  pour un papotage en vue d’une future séance de signature, suivi d’un deuxième sprint jusqu’au tramway qui relie la Porte d’Ivry à la Porte de Versailles/Palais des expos.

 

Deuxième contretemps : non seulement je n’ai que les tickets demi-tarif de mes enfants mais en plus la machine n’en veut pas. Elle les recrache avec un sifflement strident. Comme ça, s’il y a encore trois pékins qui n’ont pas remarqué que nous n’avons pas de tickets, ils sont mis au jus dans la foulée.

 

Une dizaine de freinages intempestifs plus loin, nous voici donc arrivés à destination. On se croirait à un concert de Tokyo Hotel, rapport à la foule qui se presse contre les portes vitrées du Hall numéro 1. Les plus prévoyants se sont armés de parapluies et de patience. Les autres… Et bien les autres se retrouvent propulsés dans un épisode de la quatrième dimension dans des otchérédes* dignes de l’ex Union Soviétique. Les portes du salon du livre sont définitivement closes alors que nous avons été invités pour 19H00 précisément. Ou peut-être devrais–je parler de convocation, cela me semble plus approprié, eu égard à l’ambiance ascétique qui règne sur le plateau extérieur.

 

Après quarante minutes d’attente sous la pluie, nous ressemblons désormais tous à des chats de gouttière qu’on aurait essayé de noyer dans la Seine. Lunettes embuées, cheveux plaqués sur le sommet du crâne, manteaux dégoulinant d’eau, claquant des dents et mourrant de soif, un mouvement de foule nous fait présumer qu’une porte se serait ouverte. Un Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah collectif de soulagement accompagne cet espoir. Alors que nous nous précipitons comme un seul homme vers ce goulot d’étranglement, la porte se referme sadiquement, nous invitant à patienter encore quelques minutes avant d’atteindre le Nirvana.

 

Avec mon cher confrère, nous nous précipitons vers le stand de son (et mon hypothétique futur) éditeur où une coupe d’un très bon champagne nous réconcilie avec la vie. Nous serrons quelques pinces, causons nombre d’exemplaires et autres chiffres à caractère artistique. Puis je file faire la tournée des grands ducs, parce qu’il ne faut pas croire, mais mine de rien, depuis quatre salons, c’est que je commence à avoir mes habitudes moi ici.

 

Un dernier regard attendri à la vue des néophytes qui font là leur entrée dans le monde littéraire. Ça doit être l’intitulé « soirée d’inauguration » qui leur a inspiré leur robe dont le bling bling n’a d’égal que le ridicule dont elles se sont affublées.

 

Et voilà …. Encore un salon du livre de passé, emportant avec lui mes rêves qui s’évanouissent comme autant d’étoiles filantes dans le firmament des grimauds dont je ne désespère pas de sortir un jour.

 

 

 

 

 

 

 

* Otchéréde = looongue queue en russe

Par La Chieuse - Publié dans : Littératorture
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 00:07

Que celle ou celui qui n’a jamais souffert de migraine quitte ce blog…Je viens pleurer ici sur ces fichues céphalées unilatérales qui pourrissent mes nuits, mes jours, mes nuits et aussi mes jours, sans oublier mes nuits, et mes jours…

 

On parle volontiers de migraines cataméniales… Bon ok mais si elles sont si cataméniales que ça, quelqu’un pourrait il leur expliquer à ces scrogneugneux de migraine que le cycle de la femme se calque, à peu de choses près sur celui de la lune, soit peu ou prou 28 jours. Il est donc inutile, voire dangereux de venir la faire chier en dehors de la période péri-menstruelle. Car voyez vous la migraine est sournoise, elle se tapie là dans un coin de votre boîte crânienne et comme elle n’a rien d’autre à faire, elle attend.

 

En ce qui me concerne, à ce stade, je suis généralement à un moment de ma vie qui n’appelle aucunement à quelque migraine que ce soit. J’ai bien dormi, mangé léger, je suis de bonne humeur, les moutards ne m’ont pas explosé à la figure comme le baril de nitroglycérine qu’ils imitent à la perfection, je ne me suis pas envoyée quarante douze Frozen margharita la veille (d’ailleurs je ne bois pas, je ne fume pas mais qu’est-ce que je… mange comme chocolat hahaha).

 

Donc disais-je aucun nuage à l’horizon, a priori cette garce devrait me laisser tranquille non ? Et bien non, figurez vous que ni une, ni deux, hop un éclair dans ce ciel ultra bleu. Puis plus rien. Ce n’est pas bien méchant hein, juste un coup furtif qui traverse la face de gauche à droite et pouf le calme plat à nouveau. Limite si on se demande si on n’a pas rêvé… Là-dessus deux heures de trêves. Ensuite une espèce de bourdonnement, lancinant… Mais impossible à chasser. Là je suis en train de me dire que je ne vais pas y réchapper, mais un truc que vous appellerez comme vous voudrez, masochisme, croyance débile, perversité… Bref ce truc me fait encore tenir.

Non non et non je ne prendrai pas encore un médoc, j’en ai pris un hier. C’est là que ça commence à devenir sacrément sérieux. Ca tape tout doucement, à un rythme assez régulier. Je serais de bonne humeur que je te danserais un reggae là-dessus. Puis c’est de plus en plus fort. Pulsatile. Vous connaissez bien ce terme non ? Bon au début c’est ce qu’est : pulsatile.

 

Puis ça martèle toute la partie gauche. Chez moi c’est assez régulier. C’est le côté gauche. Ca aussi c’est au début, parce que très vite, je ne sais plus de quel côté j’ai mal ; la douleur diffuse partout. J’ai mal aux cheveux. C’est dire. Le moindre clignement d’yeux, pourtant un acte réflexe, me donne l’impression que quelqu’un m’a épilé les cils à la tronçonneuse et qu’il les a remplacé par des aiguilles électriques. Un autre m’enfonce un marteau piqueur mais je ne sais pas où exactement, parce que ma tête est un gros no man’s land dans lequel une armée de guerrilleros a pris le pouvoir et tout ce joyeux monde s’envoie des rafales de kalachnikov dans mes tempes. La question que je me pose à ce stade est : Vais-je réussi à atteindre les toilettes ou bien va-t-on me retrouver dans deux jours, étouffée par mon contenu stomacal, telle une pauvre junkie ayant trop abusé de sucre en poudre ?


En général, c’est à ce moment que je trouve le courage de me prendre un triptan et que je loue mon dieu, le seigneur Induste Rifarma… Sentir la migraine mourir à petits feux est une telle jouissance, limite orgasmique, que je me demande si ce n’est pas pour cela que j’attends si longtemps pour me soulager.

 

N’avais-je pas prévenu tantôt qu’il est dangereux de venir me faire chier quand on est une migraine ? Bon alors cékiki est pulvérisée en moins de temps qu’il ne faut pour vomir ? Hein ?

Par La Chieuse - Publié dans : Humeur de chien
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 00:00

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Là telle que vous me voyez, je suis assise sur un escabeau en plastique de chez « Leroy Merlin », 15€ pièce, dans la salle de bain familiale, le laptop sur mes genoux, le regard énamouré en direction de Fiston et Petite Fille qui se chamaillent dans le bain.
 
Quoique à y regarder d’un peu plus près, je me demande réellement si énamouré reste un terme approprié.  Je crois qu’il vaudrait peut être mieux dire « « amoureusement ». Et je vais vous expliquer pourquoi. Je passe pas mal de temps à me balader virtuellement sur les forums de discussion de mamans et les maman-attitude que j’y rencontre me laissent quelque peu perplexe quant à la mienne. D’attitude hein pas de maman.
 
Attention, mettons tout de suite les choses au point. Mes gosses je les aime à mourir. Je ne savais même pas qu’un tel amour pouvait exister. Moi qui avant leur naissance, aurait presque pu écrire « No Kid » de Mme Maier, et bien maintenant que je les ai, mes miens, je trouve que la nature est bien faite.
 
Je veux dire par là, heureusement qu’on ne connait pas l’intensité du bonheur procuré par les enfants AVANT d’en avoir, sinon on ouvrirait le gaz, tout en se jetant sous un train, après s’être entaillés les veines des deux poignets et de la carotide dans un bain chaud, pendant qu’on se pendrait du haut d’une poutre, sans oublier de s’ingurgiter une bonne dose de cyanure, destinée à bloquer la respiration mitochondriale. Mais ce n’est pas de ça que je voudrais causer…
Donc Bonheur + + + + d’avoir des enfants. Cependant, j’avoue que je serais une vraie garce si je disais qu’il n’y a que du bonheur et qu’aucune ombre ne vient jamais, au grand jamais, perturber notre vie. Vie qui a d’ailleurs été prise comme modèle pour le tournage des épisodes de la petite maison dans la prairie de Charles et Caroline Ingalls. Bon je m’égare… Je disais donc quelle merveille d’être maman… Sauf que moi de temps à autre, il me prend une envie, comment dire, impulsive, de les défenestrer.
 
Imaginez la scène. Vous appelez votre rejeton d’une voix enjouée pour qu’il vienne manger le poisson qu’il a réclamé il y a dix minutes parce qu’il faiiim… Il ne répond pas. Vous passez une tête souriante à travers le chambranle de la porte de la cuisine et réitérez d’une voix musicale votre information : Le dîner est prêt. Toujours rien. Une vingtaine d’appels de votre part plus loin et une trentaine de « mais oui mais maman mais j’arrive » plus tard de la part du fiston, il vous pousse des dents, suivie d’une furieuse envie de le suspendre par les pieds, puis de l’enfermer dans le noir dans les toilettes histoire de lui expliquer qui fait la loi ici nanméo … Alors oui je hausse la voix et je vais même jusqu’à punir lorsque je vois que sa quête de poux dans ma tête est flagrante…
 
C’est dans ces moments là que j’ai vraiment beaucoup de mal à visualiser mes congénères maman, sorte de femme de Stepford, toute de blanc vêtue (d’ailleurs j’ignore pourquoi j’imagine que ces femmes là n’ont jamais aucune tâche de compote à la fraise ou de sauce tomate sur leurs vêtements clairs). Je les imagine donc, se mettant à la hauteur de leur gamin et lui expliquant avec une voix toute douce qu’il faudrait qu’il songe à obtempérer à la demande, certes autoritaire mais ô combien nécessaire, de l’auteure de ses jours, qui lui a signalé à quelques reprises que l’agape de ce soir est à sa disposition et qu’il lui faudrait se sustenter un peu, ne serait-ce que physiologiquement, pour faire fonctionner son métabolisme, ainsi que pour faciliter le développement axonal de ses neurones…
 
Vraiment je ne sais pas ce qu’elles prennent comme anxiolytique mais je ne veux pas les mêmes. En fait je ne sais pas trop si ça vaut le coup de faire croire à ses gamins que c’est fantastique d’avoir des mamans robots que rien ne perturbe jamais et que quelque soit la situation, la réaction sera toujours la même…

Dont acte...

 

Par La Chieuse - Publié dans : Vie de maman
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 00:44
Depuis quelques temps, vous vous demandez comment, pourquoi et surtout depuis quand hébergez-vous un adolescent de quatre ans chez vous ?
 
Comment est-ce possible ? Ça l’est… Car voyez vous, votre fiston n’a pas encore quatre ans, possède quelques dents, regarde les Winx, ne sait pas lire, encore moins écrire, mais ce n’est déjà plus un bébé. Voilà un adobébédescent, qui vous a été catapulté sans mode d’emploi. Vous vous voyez en train de supplier les mamans propriétaires du modèle identique d’avoir l’obligeance de vous dire ce que vous devez (pouvez ?) faire avec le votre. Devant l’absence de solution, vous tendez dangereusement vers une calvitie précoce à force de vous arracher tous les cheveux de votre pauvre tête. Et comme après plusieurs grossesses successives, il ne vous reste plus grand-chose, faites le compte.
 
Donc Fiston, disiez-vous… Jugez en vous par vous-même… Le dimanche matin, pardon à 14H00, il faut l’hélitreuiller pour le sortir du lit. Les mauvais jours, impossible de lui arracher trois mots sur ses activités. Il traîne ses Converse toute la journée en gémissant : «  et qu’est-ce qu’on va faire aujourd’hui ? ». Il est scotché des heures entières devant l’écran du laptop, à effectuer des manœuvres ésotériques et lorsque vous lui rappelez que celui-ci n’a pas de souris, il vous désigne d’un air las le bouton pad intégré et vous explique que la souris d’un portable se trouve ici. Il joue à la PS3 et adore les films de Charlie Chaplin qu’il imite tant à la perfection, qu’à la rentrée vous vous imaginez bien le coller dans un cours de théâtre tiens. Rocky Balboa est son héros et il écoute Roy Orbisson en boucle… Ah et les cerises sur le clafoutis sont les deux expressions qu’il affectionne particulièrement :
-         Maieuuuuuuuuuuuuuuuh  c’est booooooooon je te dis….
-         Arrête ça…
 
Surtout surtout, pas de bisous en public parce que monsieur a décrété que : « Maieuuuuuu mamaaaaaaaaaaaan je suis graaaaaaaaaand, tu sais bien que c’est bientôt maniversaire »…
 
Vous vous surprenez à essayer de comprendre ce petit bonhomme que vous n’avez même plus l’autorisation de sniffer. Sauf quand lui prend la soudaine lubie de redevenir votre bébé et là il vient se blottir dans vos bras. Vous le humez, l’embrassez, le léchez parce que vous savez bien que bientôt, très très bientôt, vous n’aurez plus le droit de le faire. C’est aussi quand vous vous y attendez le moins du monde qu’il jaillit inopinément des profondeurs abyssales du canapé et qu’il vous balance un direct au cœur avec son : « Maman tu sais que je t’aime tellement que mon cœur va sortir de mon ventre ? » Alors là vous chavirez de bonheur car aucune symphonie au monde n’arrive à égaler la voix de votre petit lutin quand il vous susurre des mots roses.
 
Vous soupirez d’aise car finalement il est bien comme tous ses congénères, à la frontière de l’enfance et déjà un peu grand et il prépare son autonomie en jouant les gros durs. Vous vous replongez dans les photos de sa naissance, là vous voyez cette photo ? Elle a été prise à la maternité. Il a une heure à peine, et il est accroché à votre sein…
Par La Chieuse - Publié dans : Vie de maman
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