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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 02:17

Bonheur ?

 

Nous sommes souvent démunis face à la définition du bonheur. Raymond Radiguet avait dit : « Bonheur je t’ai reconnu au bruit que tu fis en partant ». Et il était bien placé pour le savoir le bougre puisque il s’en allé de vie à trépas au très supposé bel âge : 20 ans.

Et moi je dis que le bonheur c’est tout simplement de minuscules petits moments, mis côte à côte pour fabriquer une vie merveilleuse…

 

Aujourd’hui, jour de grève national, la seule école qui accueillait était celle de Petite Chipie, laquelle a néanmoins réussi l’exploit extraordinaire de rester dans mes jupes pour cause de température élevée et de « rhiniflements » intensifs. Personnellement, cela ne me gêne pas plus que ça. Ils n’ont pas encore attaqué l’équation de Schrödinger à 3 dimensions (c’est au programme après les vacances de Noël) et j’arrive à travailler, pendant qu’elle s’affaire à marier Wendy et Peter Pan (son époux, maman, son époux et il n’a pas intérêt à trouver une autre amoureuse)…

Courageuse mais pas téméraire pour deux sous, je n’ai pris aucun risque avec le Petit Prince. La dernière fois que j’avais eu une interview suuuuper importante et que j’avais pris soin de les coller tous deux devant un dvd acheté pour l’occasion (vous comprendrez aisément pourquoi je fais partie des happy fews qui ont la carte VIP - pour Viens Ici avec ton Pognon- One), le moustique a déboulé dans mon champs de vision en hurlant maaaaaaaaaaaaman à la seconde même où j’ai eu mon interlocuteur au bout du fil. Mais là n’est pas la question. Enfin si, un peu quand même.

Forte de mon expérience désastreuse, j’ai donc envoyé mon Petit Prince chez sa mamy (l’autre mamy, sinon j’aurais dit : ma maman, ma mère, l’autrice de mes jours, bref). Un peu cavalièrement je dois le dire, car je lui ai susurré au passage que je devais travailler et que sa présence était annoncée non grata par mon propre bulletin météo personnel.

La journée s’est plutôt bien passée, j’ai pu accoucher sans péridurale d’un pauvre article, donner un bain à la moitié de ma progéniture, lui préparer un dîner cétrodélissieumaman  et même, miracle préparer un dîner pour nous deux. Qui a dit que fourrer des plats Picard dans mon Bosh n’était pas un vrai dîner ? Puis je me suis assise et j’ai attendu que rentre mon Petit Prince de son périple. Une boule d’angoisse, là au fond de mon estomac, dans l’attente de son retour et de la guerre qu’il va falloir engager pour une simple douche, pour le brossage de ses dents, pour qu’il aille au lit sans revenir une dizaine de centaines de fois : pas de repos, pas de répit, du dépit … J’ai attendu, là, assise sur le tabouret, à surfer sur Internet, rire des bêtises de mes copines (elles se reconnaîtront), jusqu’à cet instant fatidique où le son familier de la clé tournée dans la serrure m’a annoncé que les hommes rentraient.

 

Et là, mon Petit Prince a galopé (et tant pis pour Alfons, ça lui fera les pieds) pour se jeter dans mes bras en me tendant trois malheureuses marguerites fanées et en m’annonçant de sa petite voix encore enfantine : maman ce bouquet je l’ai cueilli rien que pour toi, pour te dire que c’est toi que j’aime, si tu savais à quel point je t’aime, tu ne pourrais même plus respirer…

Et toi mon Petit Prince, si le bonheur devait avoir un nom, elle porterait le tien !

 

Par La cacographe - Publié dans : Vie de maman
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 10:11
Bientôt 2 ans que je n'ai pas écrit une seule ligne sur ce blog... et ce n'est pas faute de ne pas avoir été sollicitée par ... Overblog itself... Mais que voulez-vous, pas le temps, deux enfants, un job prenant, un mari (oui je sais je suis lamentable mais je n'ai rien trouvé de mieux)...

Promis je reviens bientôt, dès que j'ai un moment de libre, et surtout dès que je retrouve l'inspiration pour écrire..



La Cacographe...
Par La Chieuse
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 23:48

Mais euh et pourquoi donc alors que tu n'écris plus sur ton blog?

Pourquoi? Ben passsssssssssssssssque personne ne me lit.... Alors à quoi bon hein? A quoi bon? Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnn


Et accessoirement passsssque je bosse un peu aussi...

 

Par La Chieuse - Publié dans : Divers
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 01:48

En vue du 25 mai, Journée Nationale de la Fête des mères, j’ai commencé il y a quelques jours déjà, à cuisiner la bête, curieuse de savoir à quelle sauce j’allais être mangée. Ce n’est pas que je sois une aficionado de Pétain, qui a rendu là un stupéfiant hommage à la ménagère de moins de 50 ans, ni que je fasse montre d’une curiosité malsaine. C’est juste que, tant qu’à faire, j’aimerais bien éviter d’avoir les boules à l’idée d’un cadeau aussi pourri que l’année dernière.
Pour une raison qui m’est totalement inconnue, les maîtresses de sa première année de maternelle, ont décidé qu’un pot de confiture à la rhubarbe serait un cadeau on ne peut plus original. Vous serez d’accord pour convenir que c’est un cadeau qui se conserve sur plusieurs … jours. Faute de le laisser dépérir dans la boîte à souvenirs que j’ai créée pour ma progéniture, je l’ai faite immortaliser dans la puce de mon appareil photo numérique.

 

Car voyez-vous, non seulement je n’aime pas la rhubarbe, et ce quelque soit la forme qu’elle prenne, mais je trouve profondément stupide que de faire confectionner par des gamins dont c’est le premier vrai cadeau pour leur maman, un présent qui ne se garde pas sur le long terme.

 

Cette année j’ai donc devancé les hostilités en demandant au Gnome s’il avait commencé à préparer un cadeau pour sa mamounette. Lequel Gnome a répondu aussi sec :

-         Je sais pas.

-         Comment ça tu ne sais pas ? ai-je répondu, sentant la moutarde me monter au nez  à l’idée que ce gosse dilapidait les deniers que les auteurs de ses jours investissent chaque mois dans son école privée en ne participant d’aucune façon à la vie sociale de ladite école.

-         Olàlàlà môôôômaaaaaaaaaaaaaaan c’est une surprise, voilà t’es contente ?

Gloup, ai-je pensé, que n’ai-je engendré ici un alien sans le savoir ? Car, dois-je rappeler que ce dialogue surréaliste a lieu entre une (jeune) mère et son loubard de 4 ans et demi ?

 

Bref… ce vendredi soir donc, Fiston est rentré du lycée, de la maternelle, joint d’une carte et d’un cadeau enveloppé de papier de soie jaune et rouge, fermé par un très joli raphia couleur sable. Trépignant d’impatience, j’ai essayé de lui arracher le package, qu’il s’est bien gardé de me donner, me lançant au passage un :

-         Maman la fête des mères c’est dimanche, tu n’as pas le droit de regarder avant dimanche.

Ce qui n’a pas empêché la curieuse mère de tourner et retourner le paquet dans tous les sens, le humant au passage, histoire de vérifier qu’il ne cachait pas de rhubarbe. La bonne nouvelle étant que le mystérieux cadeau, plat, ne pouvait donc guère contenir de bocal.

 

Vendredi, puis samedi et nous voilà donc à dimanche matin. Petite Fille a célébré la fête des mamans en offrant à Bibi un réveil aux aurores dû aux 40° qu’elle avoisinait. Puis nous attendîmes avec impatience le réveil de l’adolescent imberbe pour –enfin- ouvrir ce cadeau.

Que dire ? Un magnifique et sublimissime poème dont vous trouverez ci-après le texte, et un superbe cœur cousu par ses soins. Cœur en tissu qui trône kitchissimement de mon côté sur la tête de lit. Lorsque j’ai étouffé Fiston de Bisous pour lui dire que c’est le plus cadeau de ma vie, tout en essuyant les larmes de joie qui inondaient mon visage, ce concentré d’amour qui a réponse à tout, m’a répondu :

-         Mais c’est normal maman, c’est parce que je t’aime.

 

Mon cœur, si tu savais comme maman t’aime, tu risquerais fort d’avoir peur ! Je t’aime mon bébé, je t’aime à en avoir peur moi-même.

 

Super Maman !

 

Maman farine

Dans la cuisine

Maman histoires

Quand vient le soir

Mamans Bisous

Quand tout est doux

Maman tambour

Les mauvais jours

Maman Gâteaux

Pour les bobos

Maman championne

Au téléphone

Maman régime

Et cours de gym

Ma maman à moi

Tu es tout à la fois

Et je t’aime comme ça

 

Signé Fiston

Par La Chieuse - Publié dans : Vie de maman
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Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /Avr /2008 00:25

Celle là je la retiens mais alors attends un peu qu’elle devienne mère à son tour et je m’en vais te lui dire le chien de ma chienne que je lui réserve.

 

Neuf mois de tortures que même les geôliers les plus pervers n’auraient pu inventer!

Des nausées ? En veux-tu, en voilà.

 

Neuf mois de remontées acides à te brûler l’œsophage et la langue.

 

Neuf mois à dispatcher des flatulences dans tous les sens sans retenue mais avec beaucoup de honte.

 

Neuf mois à t’accoquiner avec tous les laxatifs du monde parce que les pruneaux d’Agen à jeun et les cinq litres d’Hepar quotidiens te font autant d’effet qu’un cautère sur une jambe de bois.

 

Neuf mois à transpirer même en bikini alors que la température extérieure frôle le négatif.

 

Neuf mois à être dégoûtée par le chocolat alors que tu y voues un culte religieux.

 

Neuf mois à déformer toutes les odeurs, les bonnes comme les mauvaises.

 

Neuf mois à passer du rire à la lecture d’une blague Carambar aux larmes face à un homard assassiné par le cuisinier.

 

Neuf mois à avoir des montgolfières greffées sur ta poitrine. Neuf mois à porter des parachutes en guise de culottes.

 

Neuf mois à voir ta peau de pêche retombée en adolescence, en stade terminal d’acné, avec une telle proportion de boutons que tu peux investir dans une mercerie sans craindre la rupture de stock.

 

Neuf mois à voir apparaître progressivement en rouge et bleu les routes sinueuses de France sur tes jambes sordidement gainées d’une immonde peau d’orange.

 

Neuf mois à manger des fruits javelisés et de la viande carbonisée par crainte de la toxoplasmose.

Neuf mois à  manger des fromages fadasses et du jambon cartonné pour éviter la listéria.

 

Neuf mois à ne pas oser rire de peur d’éclabousser le monde entier par une miction non programmée. Neuf mois à mourir de honte pour les mêmes raisons au moindre éternuement intempestif.

Neuf mois à songer sérieusement à breveter une sonde portative pour éviter de retourner aux toilettes alors que tu n’as même pas fini de te rhabiller…

 

Trois semaines à te remettre de l’accouchement d’un gigot de quasi quatre kilos. Encore plus de temps pour la cicatrisation complète d’une déchirure à cet endroit improbable.

 

Le bonheur de produire une telle quantité de lait qu’il te faut te débarrasser de toute ta collection de jolis tee-shirts qui ont rendu l’âme malgré les coussinets d’allaitement.

 

Et ta vie qui régresse au stade larvaire avec un machin bavant, hurlant, dégueulant, et dormant seulement par portion de quarante cinq minutes. Sans compter le nombre de couches et de biberons utilisés par tranche horaire.

 

Trois cent soixante cinq nuits blanches entrecoupées de quelques minutes de sommeil, passées à faire des centaines d’aller retour pour une brève accalmie avant que la sirène ne reparte dans un mode à modulation plus aigue et plus stridente encore.

 

Ton corps qui ressemble à s’y méprendre à une informe masse gélatineuse transportant ta libido vers des cieux qu’il est difficile d’atteindre.

 

Ta carrière d’executive woman mise au pilori.

 

Sans parler de cette chance incroyable de devoir se taper la mère du géniteur n’importe quand n’importe comment sous le prétexte qu’elle vient voir sa petite fille qu’elle ne prend même pas dans ses bras.

 

Tout ça pour quoi ? Pour que ta fille, sa délicieuse lippe en une moue désapprobatrice à ton attention, clignant d'un cil savamment aguicheur, ne se jette dans les bras du donneur de spermatozoïde qu'est son père, en mugissant un formidable : papaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, te reléguant toi et tout ce que tu fais pour elle, aux fins fonds des oubliettes.

 

Attend ma fille, attend de devenir mère à ton tour, on en reparlera…

 

Par La Chieuse - Publié dans : Vie de maman
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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 01:58

Qui ne connaît pas le cultissime "Question Maison" et son talentueux et non moins sexy architecte Philippe Demougeot, qui vous transforme un placard à balai en loft duplex ?

 

C’est convaincue par son inénarrable talent, que j’ai pris mon clavier à deux mains et que je me suis inscrite sur le site de France 5, celui là même qui nous invite à envoyer nos candidatures pour être sélectionné.

 

Mais bien sûr Arthuuuuuuuuuuuur.

 

Ça c’est la version officielle. Si vous êtes sages, very sages et très très gentil(le), je serais assez tentée de vous expliquer les coulisses du backstage mais il me faut votre promesse de ne jamais jamais répéter à quiconque que c’est moi qui ait vendu la mèche.

Et puis pour ne rien vous cacher, nous avons suscité quelques jalousies auprès de nos pseudos amis qui rêvaient, qui de refaire sa salle de bain, qui de refaire sa chambre de bonne, qui de refaire son nez, aussi je m’en vais vous raconter la procédure qui nous a fait pas passer du statut de simple mortel à celui de « client de sos maison ». Ne me remerciez pas c’est tout naturel que je vous fasse partager ce délicieux moment.

 

Alors pour commencer… Ce qu’on omet de nous dire dans le questionnaire c’est que nous sommes quand même trois mille pékins à tenter une approche hebdomadaire et une poignée de happy few à être sélectionné par la production pour un premier repérage. Et une fois sélectionné, il ne faut pas croire que c’est gagné.

 

1ère Etape :

Dimanche : Je m’inscris sur le site en expliquant notre problématique. Notre chambre à coucher, celle là même qui est devenue le QG de nos gosses, est transformée en champs de bataille. Ce n’est plus une chambre à coucher, c’est Tchernobyl après le passage du tsunami.

 

Etape 2 :

Mercredi suivant : Email très raffiné de la production de sos maison. Me demandant d’envoyer quelques photos de la scène du crime, prises sous plusieurs angles. Aussitôt demandé, aussitôt envoyés…

 

Etapes 3 :

Sonnerie du portable. Une voix radiophonique au téléphone : Bonjour je suis Manuel, pourrions nous prendre rendez-vous afin de venir voir votre chambre ?

Mmmmmmmm avec une voix pareille, comment refuser ?

 

Etape 4 :

Mardi 18H00 : Ding Dong. Monsieur Manouwèle et … Le fameux architecte de sos maison. Moi qui croyait qu’il y avait une équipe qui repérait, décidait, octroyait et que Monsieur Demougeot arrivait dans son carrosse tel Louis XIV pour le tournage. Que nenni. Le sire s’est déplacé en personne. Il jauge d’un œil connaisseur l’ampleur des dégâts, réfléchit tout haut : serait-ce ou non cathodiquement intéressant ? Quelque trente trois secondes plus tard, il a son idée. Qu’il expose. Qui explose…Et qu’il croque avec la rapidité de Guy L’Eclair. Ce n’est pas une légende, ce type est vraiment bon.

 

Pendant ce temps mes gnomes lui tournent autours, en particulier Fiston qui improvise un défilé de ses déguisements, depuis Spiderman jusque Lightyear Buzz. Qu’à cela ne tienne, ce monsieur a une patience que je soupçonne être liée à son statut de papa et de véritable gentleman. Moi je trépigne, parce que c’est bien joli tout cela mais bon sang, quand saurons-nous si oui ou non nous sommes retenus pour faire l’émission ?

 

Etape 5 : L’entrepreneur dépêché par Question Maisons vient faire un devis. Il nous prévient : attention hein, si on dépasse le budget, il va falloir sortir le chéquier et là à en juger les travaux il va falloir y songer sérieusement.

Soupirs… pas grave on avait besoin d’une équipe pro et on l’a… Enfin c’est pas encore gagné.

 

Etape 6 :

Yeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeees, les dieux ont finalement pointé leurs doigts sur notre petite maison à nous. C’est ok pour la suite…

 

La suite… Et bien il ne tient qu’à vous de la regarder et de savourer la musique du talentueux guitariste.

 

Nous avons échangé une chambre à coucher à côté de laquelle un campement de romanichels passerait pour un lieu à la déco zen et minimaliste, contre une chambre aux accents oxygénés où il faut bon vivre et … Mais chut ce qu’on y fait ne regarde que nous et… notre progéniture.

 
A vous de nous dire ce que vous en pensez bande de petits veinards.

Par La Chieuse - Publié dans : Divers
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 03:38

Je suis dans un amphi qui ressemble étrangement à une salle de cinéma. Les fauteuils de velours carmin sont assez confortables mais une angoisse étreint ma gorge. Je suis dans l’enceinte du haut commissariat pour les réfugiés politiques. Un haut dignitaire communique quelques noms mais je n’y suis pas. Pas grave, ce sera pour la prochaine fois. Je sais bien que je ne courre aucun risque mais là tout au fond de moi, il y a une petite fille terrorisée, la gorge serrée, qui n’ose pas trop se faire remarquer, de crainte de ne pas être parmi les happy few de la prochaine session.

 

Je suis dans la rue. Une rue que je ne connais pas. Les femmes sont toutes voilées. Je suis la seule à ne porter ni foulard, ni tchador. Je me sens nue. A poil. Terreur de rencontrer des gardiens de la révolution. Ces barbus, dont la seule kalachnikov sur l’épaule provoque des relâchements sphinctériens. Ils beuglent avec une telle brutalité que le Néanderthalien moyen passerait pour un enfant de chœur.

 

Et ces bombes qui n’en finissent pas de tomber. Mes enfants… Il faut que je les protège. Oui mais comment, je ne suis moi-même qu’une enfant. Quand on a dix ans on est une enfant non ? Et pourtant je suis aussi une maman. Je ne veux pas qu’ils vivent ce que j’ai vécu. Comment puis-je les protéger ? Comment ? La tachycardie devient de plus en plus oppressante. Jusqu’à ce que …

 

Jusqu’à ce que je me réveille. Marre de ces cauchemars. Je suis lasse de ce passé qui me rattrape. Jusqu’à quand vais-je devoir vivre avec ces souvenirs ? Oh mais rien de grave. Juste deux ans et neuf mois de ma vie plongés dans un univers gluant d’horreur. La guerre, la liberté mise en prison, la théocratie comme gouvernement reléguant une des plus anciennes civilisations du monde à une planète des singes dont la turpitude n’a d’égal que l’ignominie dont elle fait preuve.

 

Et pendant ce temps… On continue à y exécuter des gamins, dont le seul délit est celui de leur opinion. On y lapide des femmes enceintes, on pend des adolescents et on fusille des pères, des frères et des fils de… Au vu et au su du monde entier.

 

Moi je sais très bien que mes cauchemars ne cesseront que lorsqu’en Iran les gens auront le droit de vivre. Et de penser de leur propre chef. Mais penser n’est-ce pas vivre ? C’est pourtant ce qu’on nous a appris ici en démocratie. Il semblerait même qu’un certain Descartes en ait fait son credo.

Par La Chieuse - Publié dans : Philosophons
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 00:15

 

Lundi soir. Fiston lavé, shampouiné, pyjamatisé, bouche bée devant un épisode des wings.

Toujours lundi soir. Petite Fille lavée, shampouinée, pyjamatisée et couche-cullotisée aussi puisque bien que diurnement irréprochable, elle se laisse aller à quelques mictions que je soupçonne intentionnelles en période nocturne. Ce à quoi il se trouvera bien un esprit pseudo avisé et post soixantuitard, pour me souligner que la mioche n’a pas encore deux ans, quelle urgence donc à la rendre propre la nuit ? Je vous le demande…

 

Mais là n’est pas le propos… Le dîner préparé, j’invite avec beaucoup de douceur dans un premier temps, ma progéniture à aller se laver les mains tel le neurochirurgien avant une axonoplastie… Quand je dis avec beaucoup de douceur, c’est absolument vrai et ne me lancez donc pas ce regard soupçonneux. Car j’ai dit : dans un premier temps. Il est vrai qu’après les avoir appelé (notamment le grand gaillard de quatre ans là bas) une vingtaine de fois, l’envie me prend de les choper par le col du pyjama et de les catapulter vers leurs chaises respectives.

 

Donc ce soir… Dîner… Dessert... Et … Mais est-ce que vous entendez ce silence ? Toute maman a un jour été confrontée à ce théorème de base : Si l’on considère que x est la progéniture et f(x) le bruit engendré par ladite progéniture, à partir du moment où f(x) tend vers zéro, vous pouvez être sûr et certain que x est en train de faire une méga énorme monstrueuse phénoménale connerie !

 

Dotée d’un bon sens basique et d’un neurone valide, je sors de la cuisine pour constater de visu l’état des dégâts. Et là que vois-je ? Fiston qui s’enduit consciencieusement d’une couche de yaourt à la pêche. S’ensuit le dialogue surréaliste suivant :

 

-         Chéri mais que fais-tu là exactement ?

-        

-         Mon poussin, avant que maman ne te vende à un vivissecteur, pourrais-tu lui dire ce que tu es en train de fabriquer ?

-         Mais môôôôman tu vois pas non ? Je me déguise en petit suisse…

-         ….

 

Par La Chieuse - Publié dans : Vie de maman
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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 22:58

Non je n'ai pas oublié que j'ai un blog... C'est juste que je suis noyée sous un tas de triviales occupations dont je me ferais un plaisir de venir vous causer dans pas plus tard que très bientôt...

En attendant... Bonne semaine humide et glaciale... Oui oui c'est le printemps mais bien sûr!

Par La Chieuse - Publié dans : Divers
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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /Mars /2008 00:40
 
 
Vingt quatre heures d’une vie, trop courte, trop brève. Les deux. Les vingt quatre heures et la vie… Ces moments que rien ne retient. Pas même la menace d’un avenir incertain. Les minutes glissent comme les grains dans le sablier, indifférents à la souffrance de ceux qui les observent. Hautaines, condescendantes, cruellement distantes vis-à-vis de son urgence. On observe cette hémorragie du temps, qui nous rappelle la vie qui s’évanouit de plus en plus vite.
 
On n’a qu’une vie. Triste lapalissade, lieu commun, sujet favori des mortels dont la philosophie est pauvre. Ce sujet et la météo.
 
On n’a qu’une vie. Courte. Trop courte. Avant même d’arriver, on nous bouscule. Pas le temps de le prendre, notre temps, pour venir au monde justement. Déjà on nous pousse vers des moules préfabriqués. Trop petit ? Trop grand ? Qu’à cela ne tienne. A nous de nous y adapter. Quelques retouches au détriment des misérables séditieux qui se croient tout permis. Ils n’ont qu’à bien se tenir.
 
Le cauchemar se poursuit. A l’école où la moindre différence nous projette hors des rails de l’hégémonie des solipsistes. Ceux là ne doutent jamais de rien. Le monde du travail se charge de nous happer avec une cinglante cruauté. Vacuité abyssale entrecoupée de brefs hiatus appelé « vacances ». Cette ode au repos, à la consonance musicale trompeuse, nous enfonce encore plus dans le limon du bonheur artificiel.
 
Croire que la lumière qui brille au bout du tunnel est la lueur de notre renaissance. Pitoyable supercherie destinée à nous maintenir dans notre rassurante vie sans surprise.
 
Puis un jour, le réveil de notre retraite sonne sur le mode « alarme ». Nous essayons de mouvoir notre esprit meurtri, lourd comme un lendemain de fête. En vain. Notre âme valétudinaire ne consent plus à obéir aux ordres de cet ivrogne de volonté qui n’a jamais rien voulu exécuter. La bouche pâteuse et l’esprit brouillon, nous fouillons les vestiges d’une ruine qui fut jadis velléitaire. Las de ses jérémiades qui sont les nôtres, nous fermons les écoutilles pour observer, la gorge serrée et le ventre noué, le sablier de notre vie. Nous nous remémorons cette époque bénie où il était davantage rempli de sable en haut qu’en bas.
 
Les yeux mouillés, nous nous surprenons, VRP de la vie, à dispenser des conseils à ceux qui viennent tout juste de poser leur sablier sur la table. Si Jeunesse savait, si Vieillesse pouvait… Ceux là même qui nous regardent et ricanent, gonflés de l’effronterie de leur jeunesse.
 
Ils ont sûrement raison. On n’avait qu’à pas rater le train de la vie qui est pourtant si ponctuel lui.
 

 

Par La Chieuse - Publié dans : Philosophons
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